Sylvestre Simon Samb est né le 31 décembre 1969 en Casamance dans le sud du Sénégal. Dès l'âge de huit ans il a déjà une très forte attirance pour tout ce qui a trait à l'univers du livre, en particulier les BD.
Vers 12 ans il parcourt les bibliothèques peu fournies de sa ville et dépense ses petites économies chez les bouquinistes. Ses premiers écrits sont des poèmes qu’il compose au collège où il découvre parallèlement les œuvres d'Émile Zola pour lesquelles il se passionne.
L'envie d'écrire des livres se fera vite sentir. Il parcourt les grands auteurs français, Gustave Flaubert, Victor Hugo, Albert Camus, Jean-Paul Sartre avant de tomber sur un livre de l'écrivaine noire américaine Toni Morrison qui l'époustoufle tant par sa verve romanesque que sa forme d'écriture qui puise son inspiration dans la culture afro- américaine. La curiosité l'amène à lire d'autres auteurs noirs : James Baldwin, Richard Wright et Chester Himes qui lui font non seulement découvrir des univers aussi prenants les uns que les autres mais, paradoxe, le renvoie à sa propre culture africaine. Avec ces écrivains très engagés qui revendiquent leur origine afro, il découvre le militantisme culturel et reconsidère son continent sous un autre aspect. Contrairement à l’idée qu’il s’en était faite, il apprend que l’Afrique fait partie d'une des civilisations les plus anciennes et les plus riches qui soient, d'où la nécessité d'oeuvrer pour la revalorisation du patrimoine du continent noir.
Après le lycée, il entreprend des études en communication, puis devient animateur de radio sur l'une des chaînes publiques sénégalaises.
Entre temps, il esquisse ses premiers manuscrits, mais ce n'est qu'arrivé en France en 2000, qu'il trouve l'opportunité de se faire publier. Son premier roman Humanité misérable sort en 2002 aux Éditions L'Harmattan de Paris. Un livre-cri où il illustre les maux qui ravagent l'Afrique d'aujourd'hui : guerres ethniques, génocides, corruptions et libertés d'expression entravées. En 2005, paraît son second ouvrage, Dièse à la clef (Éditions L’Harmattan) où il fait état du racisme et de certains préjugés liés à la couleur de la peau. En 2009 sort Un parfum d’oxalides édité par les Éditions Spinelle. L'ouvrage fait une excursion à travers les folles années libres, mai 68. Au cœur de la trame, l’héroïne Hermine, une jeune fille énigmatique, sensuelle et envoûtante, qui fait basculer l’univers de Kéziah, ce jeune étudiant noir, inscrit à la Sorbonne et jusque là insensible aux bouleversements de son époque. Et enfin, dernière publication en date, Terra incognita, également édité par les Editions Spinelle. Ce dernier ouvrage est un voyage à travers cette Afrique du 20è siècle qui, chamboulée et déboussolée face à l'invasion de la culture occidentale, se cherche une voie de salut qu'elle peine à trouver. Le héros du livre est un jeune anglais qui lors d'un voyage en Afrique noire décide de s'y établir et devient le témoin d'un pays en pleine mutation. Il est le spectateur impuissant d'un continent qui se métamorphose et qui, au fil des décennies, semble inexorablement sombrer dans le chaos.